Fiscalité internationale · Guide comparatif 2026
Taux d’imposition à Maurice, en France, en Suisse et en Belgique : quel pays est vraiment le plus avantageux en 2026 ?
Une fiscalité plus légère peut-elle justifier de changer de pays ? À première vue, l’île Maurice semble prendre une longueur d’avance sur la France et la Belgique. Face à la Suisse, la réponse est moins évidente : les cantons disposent d’une large autonomie fiscale, et un taux réduit ne raconte jamais toute l’histoire.
Pour un salarié, un dirigeant, un retraité ou un investisseur, la question ne se résume pas au taux affiché. Il faut comparer la nature des revenus, la résidence fiscale, les cotisations sociales, l’imposition des dividendes et du patrimoine, mais aussi le coût de la vie et les droits sociaux.
Voici un état des lieux actualisé des quatre systèmes, fondé sur les publications des administrations fiscales.
Les quatre systèmes fiscaux en un coup d’œil
Chaque système fiscal reflète des choix économiques et sociaux différents. Maurice mise sur un cadre relativement lisible et des taux directs compétitifs. La France combine progressivité, mécanismes familiaux et financement des protections collectives.
La Suisse répartit la fiscalité entre plusieurs niveaux de gouvernement, tandis que la Belgique associe une forte progressivité à des exonérations et dispositifs particuliers.
| Élément de comparaison | Maurice | France | Suisse | Belgique |
|---|---|---|---|---|
| Impôt des particuliers | 0 %, 10 % et 20 % par tranches, avec contribution supplémentaire possible | 0 %, 11 %, 30 %, 41 % et 45 % | Barèmes fédéral, cantonal et communal | 25 %, 40 %, 45 % et 50 %, avec quotité exonérée |
| Impôt normal sur les sociétés | 15 %, avec régimes particuliers | 25 %, avec taux réduit pour certaines PME | Taux combiné variable selon canton et commune | 25 %, avec taux réduit pour certaines petites sociétés |
| TVA normale | 15 % | 20 % | 8,1 % | 21 % |
| Impôt général sur la fortune | Pas d'impôt général annuel sur la fortune | IFI sur certains patrimoines immobiliers | Impôt cantonal et communal sur la fortune | Taxes ciblées sur certains patrimoines et placements |
Ce tableau compare des régimes et non des factures fiscales individuelles. Les bases taxables, les déductions, les cotisations sociales et les revenus pris en compte diffèrent sensiblement.
Impôt sur le revenu : comparaison des taux en 2026
À Maurice : un barème progressif de 0 % à 20 %
L’ancienne présentation d’un impôt unique de 15 % est désormais dépassée.
Depuis le 1er juillet 2025, la Mauritius Revenue Authority applique aux revenus imposables des particuliers un barème progressif à trois niveaux.
| Tranche de revenu annuel imposable | Taux |
|---|---|
| Premières 500 000 MUR | 0 % |
| 500 000 MUR suivantes | 10 % |
| Au-delà de 1 000 000 MUR | 20 % |
Le revenu imposable ne correspond pas nécessairement au salaire brut. Son calcul dépend des revenus concernés et des déductions légalement autorisées.
Une Fair Share Contribution peut également s’appliquer à certains contribuables disposant de revenus très élevés. Cette contribution supplémentaire concerne notamment les revenus dépassant les seuils prévus par la réglementation pour la période 2025-2028.
Il serait donc incorrect d’affirmer que le taux maximal supporté par un particulier à Maurice ne peut jamais dépasser 20 %.
En France : cinq tranches de 0 % à 45 %
Le système français repose sur un barème progressif dont les tranches sont appliquées au revenu imposable par part de quotient familial.
Pour l'impôt établi en 2026 sur les revenus de 2025, le barème est le suivant :
| Revenu imposable par part | Taux marginal |
|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 600 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 579 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 577 € à 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
La composition familiale, les déductions, les réductions et les crédits d’impôt peuvent modifier le montant final.
Il convient également de distinguer l'impôt sur le revenu des cotisations et prélèvements sociaux.
Les prélèvements sociaux de 17,2 % concernent notamment certaines catégories de revenus du patrimoine. Ils ne s’ajoutent pas automatiquement à toutes les tranches de salaire.
En Suisse : une fiscalité différente selon le canton
La Suisse repose sur une organisation fiscale décentralisée. Les contribuables peuvent être soumis à un impôt fédéral direct, auquel s’ajoutent les impôts cantonaux et communaux.
Cette organisation produit des différences importantes entre les lieux de résidence.
Un contribuable installé à Genève, Zurich, Lausanne ou Zoug ne supportera pas nécessairement la même charge fiscale pour un revenu identique.
La situation matrimoniale, les enfants à charge, les déductions et la fortune imposable jouent également un rôle important.
Il est donc impossible d'attribuer à la Suisse un taux national unique d’imposition des revenus des particuliers.
En Belgique : un taux marginal pouvant atteindre 50 %
La Belgique applique un impôt progressif aux revenus des personnes physiques.
Les principales tranches sont imposées à 25 %, 40 %, 45 % et 50 %.
Une quotité du revenu est exonérée d’impôt, et différents mécanismes peuvent modifier le calcul selon les situations personnelles.
Les additionnels communaux peuvent également accroître l’impôt final, tandis que les cotisations sociales doivent être évaluées séparément.
Il serait toutefois incorrect d'affirmer que tous les revenus d'un contribuable belge sont taxés à 50 % dès lors qu'il atteint la tranche supérieure.
Pourquoi le taux marginal ne dit pas tout
Comparer uniquement les taux les plus élevés donne souvent une impression trompeuse de la pression fiscale réelle.
Il faut distinguer trois notions essentielles.
Le taux marginal d’imposition
Il correspond au taux appliqué à la dernière tranche du revenu imposable.
Un contribuable français entrant dans la tranche de 41 % ne paie pas nécessairement 41 % sur l’ensemble de ses revenus.
Le taux moyen d’imposition
Il représente la part de l’impôt effectivement due par rapport à la base de revenus retenue.
Ce taux peut être sensiblement inférieur au taux marginal lorsque le barème comporte plusieurs tranches progressives.
Le coût fiscal et social global
Pour mesurer ce qu'il reste réellement à un ménage ou à un entrepreneur, il faut également prendre en considération les cotisations sociales, les assurances obligatoires et les autres charges liées à la situation personnelle.
Un pays affichant un taux marginal faible n’est pas automatiquement le pays dans lequel le revenu net disponible sera le plus élevé. Les déductions, les cotisations, les assurances et le coût de la vie peuvent modifier sensiblement la comparaison.
Impôt sur les sociétés : Maurice, France, Suisse et Belgique
Maurice : un taux normal de 15 %
Le taux normal de l’impôt sur les sociétés est de 15 % à Maurice.
Certains régimes particuliers peuvent s’appliquer à des activités éligibles. Un taux de 3 % concerne notamment certains bénéfices relevant d’activités d’exportation de biens, sous conditions.
Des exonérations partielles peuvent également concerner certaines catégories de revenus, notamment des revenus étrangers éligibles.
Une exonération partielle de 80 % peut conduire, dans certaines situations, à un taux effectif théorique de 3 %.
Il ne s’agit cependant pas d’un avantage automatique accordé à toutes les entreprises internationales.
Les exigences de substance économique, la nature des revenus et les obligations réglementaires doivent être respectées.
Par ailleurs, certaines sociétés peuvent être concernées par des contributions supplémentaires, notamment dans le cadre de la Fair Share Contribution.
Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide consacré à la création d’une société à Maurice et aux coûts réels d’implantation.
France : un taux normal de 25 %
Depuis 2022, le taux normal de l’impôt sur les sociétés en France est de 25 %.
Les petites et moyennes entreprises remplissant les conditions légales peuvent bénéficier d’un taux réduit de 15 % sur une première tranche de bénéfice imposable.
Les entreprises peuvent également être soumises à différentes taxes et contributions, notamment la cotisation foncière des entreprises et, selon leur situation, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
Le taux de l’impôt sur les sociétés ne représente donc pas nécessairement l’ensemble de la charge fiscale supportée par une entreprise.
Suisse : des taux variables selon les cantons
La fiscalité des entreprises suisses combine un impôt fédéral et des impôts cantonaux et communaux.
Les taux effectifs combinés varient selon le lieu d'implantation.
Certains cantons offrent une fiscalité attractive pour les entreprises, mais les régimes historiques privilégiés de certaines sociétés ont été supprimés ou réformés.
Les entreprises internationales doivent également tenir compte des exigences de substance économique et, lorsqu'elles entrent dans son champ, des règles d'imposition minimale des grands groupes multinationaux.
Belgique : un taux normal de 25 %
En Belgique, le taux normal de l’impôt des sociétés est fixé à 25 %.
Certaines petites sociétés peuvent bénéficier, sous conditions, d’un taux réduit de 20 % sur une première tranche de bénéfices.
Des dispositifs particuliers peuvent également intervenir en matière de recherche, d’innovation ou de déduction de certains revenus.
Le résultat fiscal dépend de la situation propre à chaque entreprise.
TVA, patrimoine, plus-values et successions : les autres différences majeures
La TVA : de 8,1 % en Suisse à 21 % en Belgique
Les taux normaux de taxe sur la valeur ajoutée présentent des écarts significatifs :
| Pays | Taux normal de TVA |
|---|---|
| Maurice | 15 % |
| France | 20 % |
| Suisse | 8,1 % |
| Belgique | 21 % |
Ces taux ne s'appliquent pas nécessairement à tous les biens et services. Chaque pays prévoit des taux réduits, exonérations ou traitements spécifiques.
L'impôt sur la fortune
Maurice ne dispose pas d'un impôt général annuel sur la fortune comparable aux dispositifs existant dans certaines juridictions européennes.
En France, l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) concerne certains contribuables dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse les seuils légaux.
La Suisse applique des impôts cantonaux et communaux sur la fortune, avec des règles et seuils variables.
La Belgique ne prévoit pas d'impôt général uniforme sur l'ensemble du patrimoine, mais certaines taxes spécifiques peuvent concerner les placements financiers ou les biens immobiliers.
La fiscalité des plus-values
À Maurice, il n'existe généralement pas d'impôt distinct sur les plus-values en capital.
Cependant, certains gains peuvent être considérés comme des revenus commerciaux imposables selon leur nature et les circonstances de l'opération.
En France, les plus-values mobilières et immobilières relèvent de régimes spécifiques.
En Suisse, les plus-values privées sur certains biens mobiliers peuvent bénéficier d'un traitement favorable, sous réserve des conditions applicables.
En Belgique, les règles dépendent de la nature de l'actif, de l'opération et du régime fiscal en vigueur. Les évolutions concernant les plus-values financières doivent être examinées à la date de réalisation.
Successions et donations
Maurice ne prélève généralement pas de droits de succession ou de donation au sens des régimes rencontrés dans plusieurs pays européens.
Cela ne signifie pas qu'une transmission internationale sera automatiquement exonérée de toute fiscalité.
Les pays dans lesquels résident les héritiers ou donataires, la localisation des biens et les règles successorales applicables peuvent entraîner des conséquences fiscales.
En France, les droits de succession et de donation dépendent notamment du lien de parenté, de la valeur transmise et des abattements disponibles.
En Suisse, les règles successorales fiscales varient selon les cantons.
En Belgique, elles relèvent notamment des législations régionales.
Retraités : l'île Maurice est-elle fiscalement plus avantageuse ?
L'île Maurice attire de nombreux retraités internationaux grâce à son climat, son environnement et ses conditions de vie.
Mais l'idée selon laquelle toutes les pensions étrangères transférées à Maurice seraient automatiquement exonérées d'impôt est fausse.
Les pensions étrangères peuvent être imposables
Le traitement d'une pension dépend notamment de sa provenance, de sa nature, de la résidence fiscale du bénéficiaire et de la convention fiscale applicable.
Il faut distinguer les pensions privées des pensions publiques, dont les règles conventionnelles peuvent différer.
Le fait de transférer une pension sur un compte bancaire mauricien ne suffit pas à déterminer son imposition.
La convention fiscale peut modifier la situation
Une convention fiscale internationale peut attribuer le droit d'imposer certaines pensions à l'État de résidence, à l'État d'origine ou prévoir des règles particulières.
Les pensions publiques font souvent l'objet de dispositions spécifiques.
Un retraité français, belge ou suisse doit donc étudier la convention correspondant à sa situation avant d'anticiper une économie fiscale.
Les dépenses de santé et la couverture sociale
La fiscalité ne devrait jamais constituer le seul critère de choix pour une retraite à l'étranger.
Les dépenses médicales, l'assurance santé, les conditions d'accès aux soins et la protection du conjoint peuvent représenter des coûts importants.
Il est donc préférable de comparer le revenu réellement disponible après impôts et dépenses de santé.
Les conditions du permis de résidence
La résidence fiscale et le permis de séjour ne constituent pas une seule et même démarche.
Les retraités étrangers doivent vérifier les conditions d'obtention et de renouvellement de leur permis de résidence auprès des autorités mauriciennes compétentes.
Résidence fiscale et conventions internationales : ce qu'il faut savoir
Les 183 jours ne constituent pas une garantie universelle
Passer plus de 183 jours à Maurice peut être un élément important pour déterminer la résidence fiscale selon les règles mauriciennes.
Mais ce critère ne suffit pas nécessairement pour cesser d'être résident fiscal dans un autre pays.
Les administrations peuvent également tenir compte du foyer familial, du lieu d'activité professionnelle, des intérêts économiques et des critères prévus par les conventions internationales.
Un contribuable qui conserve sa famille, ses principales activités et ses intérêts économiques en France peut donc rencontrer des difficultés à démontrer qu'il a réellement transféré sa résidence fiscale.
Le rôle des conventions de non-double imposition
Maurice dispose d'un réseau de conventions fiscales avec de nombreux États.
Ces accords servent notamment à répartir les droits d'imposition entre les pays signataires et à éviter certaines situations de double imposition.
Ils ne garantissent cependant pas l'absence totale d'impôt.
Selon les catégories de revenus, la convention peut prévoir un crédit d'impôt, une exonération ou un autre mécanisme.
La présence d'une convention ne dispense pas non plus d'effectuer les déclarations fiscales requises.
Les risques d'une expatriation uniquement fiscale
Une installation motivée par la recherche d'une fiscalité plus favorable peut être parfaitement légale.
Elle doit cependant correspondre à une réalité personnelle et économique et respecter les dispositions applicables dans les pays concernés.
Les situations de double résidence, de direction effective d'entreprise à l'étranger ou de maintien de revenus importants dans le pays d'origine nécessitent une analyse approfondie.
Qui peut réellement avoir intérêt à s'installer à Maurice ?
Les entrepreneurs internationaux
Pour un entrepreneur dont l'activité peut être réellement exercée depuis Maurice, l'île présente plusieurs atouts.
Le taux normal d'impôt sur les sociétés de 15 %, l'environnement international et certains dispositifs fiscaux peuvent être intéressants.
Il faut toutefois vérifier les obligations de substance économique et les conséquences dans les pays où se trouvent les clients, les filiales ou les dirigeants.
Les salariés et cadres à hauts revenus
Certains professionnels disposant de revenus élevés peuvent trouver à Maurice un environnement fiscal avantageux.
Le résultat dépend cependant du salaire, des cotisations sociales, des avantages professionnels et des conditions de résidence.
La comparaison avec la Suisse, notamment, doit être effectuée canton par canton.
Les retraités
La qualité de vie, le climat et certaines caractéristiques fiscales peuvent rendre Maurice attractive pour les retraités.
Il faut néanmoins vérifier l'imposition réelle des pensions, le coût de l'assurance maladie et les conditions de résidence.
Les investisseurs patrimoniaux
Une implantation à Maurice peut intéresser certaines personnes disposant d'investissements internationaux.
La fiscalité des dividendes, des plus-values, des revenus immobiliers et des successions doit toutefois être analysée dans chacun des États concernés.
Pour les projets immobiliers, consultez notre rubrique dédiée à l'investissement immobilier à l'île Maurice.
Les vérifications à faire avant de partir vivre à Maurice
Avant de décider d'un déménagement ou de la création d'une société, une étude fiscale personnalisée doit être réalisée.
- Recenser tous les revenus par nature et par pays : salaires, pensions, dividendes, loyers et plus-values.
- Déterminer la résidence fiscale actuelle et les critères susceptibles de s'appliquer après le départ.
- Vérifier les conventions fiscales bilatérales.
- Comparer l'impôt réellement dû, les cotisations sociales et l'assurance maladie.
- Évaluer les taxes immobilières, les droits successoraux et les investissements conservés à l'étranger.
- Anticiper les démarches administratives, les permis de résidence et le coût de la vie locale.
- Faire valider le scénario par un fiscaliste compétent dans les juridictions concernées.
Le revenu net réellement disponible et la sécurité de votre situation après installation. Une économie d'impôt estimée peut perdre son intérêt si les nouvelles charges, les coûts d'organisation ou les risques fiscaux deviennent plus importants.
FAQ : fiscalité à Maurice, France, Suisse et Belgique
Quel est le taux d'impôt sur le revenu à Maurice en 2026 ?
Depuis le 1er juillet 2025, le barème prévoit 0 % sur les premiers 500 000 MUR de revenu imposable, 10 % sur les 500 000 MUR suivants et 20 % sur le surplus. Une contribution supplémentaire peut concerner certains très hauts revenus.
Maurice est-elle fiscalement plus intéressante que la France ?
Elle peut l'être pour certains profils, mais pas systématiquement. Il faut comparer les taux moyens, les déductions, les cotisations, les revenus conservés en France, la couverture sociale et le coût de la vie.
Quel pays taxe le plus les salaires : France, Belgique ou Suisse ?
Le résultat dépend du niveau de revenu, de la composition familiale et, en Suisse, du canton et de la commune. Les taux marginaux ne correspondent pas aux taux moyens réellement supportés.
L'impôt sur les sociétés à Maurice est-il toujours de 15 % ?
Le taux normal est de 15 %, mais certains régimes particuliers et exonérations partielles peuvent s'appliquer. Des contributions supplémentaires concernent également certaines entreprises.
Quel est le taux de TVA à Maurice ?
Le taux standard de TVA à Maurice est de 15 %. Certaines opérations bénéficient d'exonérations ou de règles spécifiques.
Un retraité français est-il exonéré d'impôt sur sa pension à Maurice ?
Non, pas automatiquement. La fiscalité dépend notamment de la nature de la pension, du statut fiscal du retraité et des dispositions de la convention fiscale applicable.
Existe-t-il un impôt sur la fortune à Maurice ?
Maurice ne prévoit pas d'impôt général annuel sur la fortune. Certaines taxes, droits et frais peuvent néanmoins être dus lors d'opérations patrimoniales particulières.
La Suisse est-elle toujours plus avantageuse que Maurice ?
Non. La fiscalité suisse varie fortement selon le canton et la commune. L'impôt sur la fortune et les charges sociales doivent également être intégrés à la comparaison.
La Belgique taxe-t-elle tous les revenus à 50 % ?
Non. Le taux de 50 % s'applique à la tranche supérieure du revenu imposable. Les tranches inférieures ont des taux plus faibles, et une partie du revenu est exonérée.
Peut-on conserver une société française tout en résidant à Maurice ?
Oui, selon la situation. Les revenus provenant de cette société et les responsabilités de direction peuvent toutefois conserver des conséquences fiscales en France.
183 jours à Maurice suffisent-ils pour ne plus payer d'impôt en France ?
Non. Le nombre de jours doit être analysé avec les autres critères de résidence fiscale et les dispositions de la convention fiscale franco-mauricienne.
Les conventions fiscales empêchent-elles toujours la double imposition ?
Elles visent à prévenir ou corriger les doubles impositions dans les situations couvertes, mais ne suppriment pas automatiquement toutes les obligations fiscales et déclaratives.
Quel pays choisir pour créer une holding ?
Le choix dépend des filiales détenues, de leur localisation, de la résidence des associés, des conventions fiscales, de la substance économique et des coûts de fonctionnement.
Comment comparer réellement la fiscalité des quatre pays ?
Une simulation personnalisée doit utiliser la même composition familiale et les mêmes revenus, en intégrant les impôts, les cotisations sociales, l'assurance santé, la fiscalité patrimoniale et le coût de la vie.
Maurice, France, Suisse ou Belgique : quel pays est réellement le plus favorable ?
La réponse dépend moins d'un classement de pays que de votre profil fiscal et patrimonial.
Maurice présente de véritables atouts avec son barème d'impôt sur le revenu à 0 %, 10 % et 20 %, son taux normal d'impôt sur les sociétés de 15 % et l'absence d'un impôt général annuel sur la fortune.
Mais les contributions supplémentaires, la taxation des revenus étrangers et les règles de résidence exigent une lecture attentive.
La France et la Belgique appliquent une fiscalité personnelle plus progressive, tout en proposant des mécanismes familiaux et des régimes spécifiques.
La Suisse peut offrir une fiscalité concurrentielle, mais celle-ci ne peut être évaluée sans connaître le canton, la commune et les caractéristiques du patrimoine.
Avant de s'expatrier, il faut donc comparer une situation complète, et non simplement une colonne de pourcentages.
C'est à cette condition que l'attractivité mauricienne peut se transformer en décision économique et patrimoniale pertinente.
Sources officielles et références
Les taux et règles présentés dans cet article correspondent aux publications disponibles au 27 octobre 2026.
-
Mauritius Revenue Authority — Impôt des particuliers
Barème et obligations fiscales des particuliers -
Mauritius Revenue Authority — Fair Share Contribution
Contribution supplémentaire applicable à certains revenus -
Mauritius Revenue Authority — Corporate Tax
Fiscalité des sociétés mauriciennes -
Direction générale des Finances publiques — France
Barèmes et règles fiscales françaises -
Administration fédérale des contributions — Suisse
Charge fiscale en Suisse -
Administration fédérale des contributions — TVA suisse
Taux officiels de TVA -
SPF Finances — Belgique
Taux de l'impôt des personnes physiques -
SPF Finances — Impôt des sociétés
Règles fiscales applicables aux sociétés belges
Dernière mise à jour : 27 octobre 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation juridique ou fiscale personnalisée. Les barèmes et obligations peuvent évoluer.
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