L’île Maurice n’est plus seulement une destination d’expatriation idyllique ; elle est devenue le centre décisionnel stratégique de l’Océan Indien. Pour un entrepreneur ou un investisseur, s’implanter à Maurice en 2026 signifie choisir une juridiction qui allie substance fiscale réelle, sécurité juridique et une efficacité administrative exemplaire. Ce guide complet a été conçu pour vous apporter une vision claire et experte sur la création de société, l’obtention des permis et l’optimisation de votre structure internationale.

POURQUOI MAURICE EST LE HUB BUSINESSE DE RÉFÉRENCE EN 2026 ?

Le positionnement de Maurice repose sur trois piliers fondamentaux : la stabilité, l’ouverture et la fiscalité.

Une stabilité politique et juridique (Common Law & droit Civil)

À la différence de nombreuses juridictions offshore, Maurice dispose d’un système légal hybride. Le pays s’appuie sur le Company Act (inspiré du droit britannique) pour les affaires, tout en conservant des racines de droit civil français. Cette dualité offre une sécurité contractuelle inégalée pour les investisseurs européens et anglo-saxons.

Un environnement « Business Friendly » certifié

Le pays est régulièrement classé au 1er rang africain par la Banque Mondiale pour la facilité d’y faire des affaires (Ease of Doing Business). Les institutions comme le Registrar of Companies et l’Economic Development Board (EDB) ont digitalisé la quasi-totalité des processus, permettant une réactivité record.

Le régime fiscal : Transparence et Compétitivité

L’île Maurice n’est pas un paradis fiscal, mais une juridiction à fiscalité légère. Elle respecte scrupuleusement les normes de l’OCDE sur l’échange d’informations.
Impôts sur les sociétés (Corporate Tax) : Un taux unique de 15%.
Dividendes et Plus-values : 0% d’imposition (pas de retenue à la source).
Droits de douane : Maurice ets un port franc pour de nombreux secteurs.
Accords de non double-imposition (DTAA) : Un réseau de plus de 45 traités garantissant que vos revenus ne sont pas taxés deux fois.

Pour résumer, l’île Maurice n’est donc pas un paradis fiscal au sens caricatural du terme, mais une juridiction reconnue, régulée et intégrée aux standards internationaux.

– Fiscalité compétitive (taux standard à 15 %)
– Réseau étendu de conventions fiscales (DTAA)
– Stabilité politique et juridique
– Cadre de vie attractif pour dirigeants et familles
– Administration centralisée via l’Economic Development Board (EDB)

Faites attention toutefois, ces avantages ne sont valables que si la structure est cohérente avec votre activité réelle !

QUI PEUT CRÉER UNE SOCIÉTÉ À MAURICE ?

Maurice accueille des entrepreneurs étrangers, sous réserve de respecter certaines conditions :

– Entrepreneurs individuels et consultants
– Dirigeants de PME ou groupes internationaux
– Investisseurs souhaitant mettre en place une structuration internationale et holding à l’île Maurice

Dans la majorité des cas, la création d’entreprise est liée à l’obtention d’un Occupational Permit (Investor, Professional ou Self-Employed).

CHOISIR LA BONNE STRUCTURE : ANALYSE COMPARATIVE

La réussite de votre projet dépend du choix du « véhicule » juridique. Voici les trois structures principales décryptées par nos experts.

La Domestic Company (Société Locale)

C’est la structure la plus polyvalente !

La Domestic Company est utilisée pour les activités exercées principalement à Maurice mais permet également d’exercer des activités commerciales, de services ou industrielles à l’international.

Idéal pour : Consultants, agences digitales, commerce local, promotion immobilière.
Gouvernance : Obligation d’avoir au moins un directeur résident mauricien.
Accès : Pleine propriété étrangère (100% des parts peuvent être détenues par des non-citoyens).

La Global Business Corporation (GBC)

La GBC est le choix privilégié pour le pilotage d’activités internationales complexes et le « tax planning ».Elle nécessite une véritable substance économique.
Usage : Services financiers, holdings, gestion de licences et de propriété intellectuelle.
Condition de Substance : Pour bénéficier des avantages fiscaux, la GBC doit démontrer qu’elle est « administrée et gérée » depuis Maurice (conseil d’administration local, dépenses opérationnelles annuelles à Maurice, employés qualifiés).
Audit : Un audit financier annuel est obligatoire.

La Authorised Company

Une option plus simple pour les activités de « Trading » ou de détention d’actifs dont le contrôle est situé hors de Maurice. Attention : cette structure n’a pas accès aux traités de non-double imposition (DTAA).

La Holding mauricienne

La holding mauricienne est un outil puissant pour la détention de participations, mais il réservé à des profils bien structurés.

Avant de faire votre choix, il nous semble essentiel de vous rappeler, que le choix de la structure juridique conditionne directement :
– Votre fiscalité
– Votre résidence fiscale personnelle
– Votre conformité internationale

L'OCCUPATIONAL PERMIT : RÉSIDER & ENTREPRENDRE À MAURICE

Obtenir un permis de résidence via la création d’entreprise est une démarche structurée par l’EDB. Trois catégories s’offrent aux entrepreneurs :

L’Investor Permit

Destiné aux entrepreneurs souhaitant créer une structure avec une activité génératrice de revenus.
Condition financière : Un transfert initial de 50 000 USD sur le compte de la société à Maurice.
Renouvellement : Conditionné par l’atteinte d’un chiffre d’affaires minimum dès la troisième année.

Le Self-Employed (Indépendant)

Parfait pour les consultants et prestataires de services travaillant seuls.
Condition financière : Un dépôt initial de 35 000 USD sur un compte personnel mauricien.
Activité : Doit être enregistrée auprès du Registrar of Companies sous forme d’entreprise individuelle.

Le Professional Permit

Pour les entreprises souhaitant recruter des cadres expatriés. Le salaire mensuel doit généralement dépasser 60 000 Rs (environ 1 200 €).

SUBSTANCE FISCALE & OBLIGATIONS LÉGALES

C’est ici que notre positionnement d’expert décisionnel prend tout son sens. Créer une société est simple ; la rendre robuste face aux administrations fiscales étrangères est complexe. Voici ce qu’il faut vraiment comprendre.

Si le taux d’imposition est fixé à 15%, des mécanismes d’abattement peuvent réduire l’imposition effective, sous conditions :
– Pas d’impôt sur les plus-values réalisées
– Dividendes généralement exonérés
– Application des conventions fiscales internationales

Attention ! Sans substance réelle (direction, employés, bureaux), les avantages fiscaux peuvent être remis en cause.

Alors, ok, mais qu’est-ce que la substance ?

Les autorités fiscales européennes (comme le fisc français) scrutent les sociétés basées à l’étranger. Pour éviter que votre société mauricienne soit considérée comme une « coquille vide », vous devez prouver une réalité économique :
– Siège social : Une adresse physique, pas une simple boîte aux lettres, mais un espace de travail réel.
– Gestion locale : Les décisions stratégiques doivent être prises lors de conseils d’administration à Maurice.
– Comptabilité : Tenue des registres comptables conformément aux normes IFRS.
– Corporate Secretary : Obligatoire pour les GBC, fortement conseillé pour les Domestic Companies afin de garantir la conformité avec le Company Act.
– Moyens humains : Embauche de personnel local ou présence physique du dirigeant.

LE PROCESSUS D'IMMATRICULATION ÉTAPE PAR ÉTAPE

La création d’une société à Maurice est relativement rapide, mais certaines étapes sont critiques.

– Audit Stratégique : Définition de la structure (Domestic vs GBC) et du business plan.
– Réservation du nom : Validation auprès du Registrar of Companies.
– Constitution du dossier KYC (Know Your Customer) : Passeports certifiés, justificatifs de domicile, origine des fonds.
– Dépôt et Incorporation : Obtention du Certificate of Incorporation et de la Business Registration Card.
– Ouverture du compte bancaire : Présentation du dossier aux banques (MCB, SBM, ABSA). C’est l’étape la plus délicate qui nécessite une préparation minutieuse du prévisionnel.
– Demande de l’Occupational Permit : Soumission du dossier médical et du business plan à l’EDB.

Quels sont les délais pour créer son entreprise ?

– Délai moyen : 2 à 4 semaines
– Ouverture de compte bancaire : étape la plus sensible
– Coût variable selon structure et accompagnement

Une mauvaise anticipation bancaire reste l’une des causes principales d’échec des projets…

Création d'entreprise à Maurice

LES 6 ERREURS LES + FRÉQUENTES LORS DE LA CRÉATION D'ENTREPRISE À MAURICE

Chaque année, nous échangeons avec des entrepreneurs qui ont déjà créé — ou tenté de créer — une société à l’île Maurice, souvent seuls ou via des intermédiaires peu spécialisés. Le constat est presque toujours le même : le problème ne vient pas de Maurice, mais d’une mauvaise anticipation stratégique.

Voici les erreurs les plus courantes, et surtout les plus coûteuses, que nous observons sur le terrain.

1ère erreur : Créer une société sans stratégie globale

L’erreur la plus fréquente consiste à créer une entreprise à Maurice sans réfléchir à l’ensemble du schéma : situation fiscale personnelle, pays de résidence, activité réelle, clients, flux financiers, banques, visas.
Une société ne peut pas être pensée isolément. Elle s’inscrit dans un écosystème juridique et fiscal global. Sans cette vision d’ensemble, l’entrepreneur s’expose à une double imposition inattendue, une requalification fiscale dans son pays d’origine, des difficultés bancaires et une remise en cause du permis de résidence!

Créer une société est simple. La structurer correctement est un véritable métier.

2ème erreur : Copier un montage vu sur Internet ou chez un confrère

De nombreux entrepreneurs arrivent avec une idée préconçue : “J’ai vu que telle structure fonctionne”, ou “Mon ami a fait comme ça”.
Le problème est simple : aucune situation entrepreneuriale ne se ressemble parfaitement. Copier un montage sans comprendre pourquoi il a été mis en place est une erreur majeure.

Chaque activité implique :
– un niveau de substance différent,
– des flux financiers spécifiques,
– des obligations déclaratives variables,
– des risques fiscaux distincts.

Un montage pertinent pour une société de trading international peut s’avérer totalement inadapté pour un consultant, un e-commerçant ou un prestataire de services.

3ème erreur : Sous-estimer la notion de substance économique

La substance économique est devenue un élément central du dispositif mauricien. Contrairement aux idées reçues, il ne suffit plus d’avoir une adresse ou un directeur sur le papier.

Les autorités attendent :
– une direction effective à Maurice,
– des décisions prises localement,
– des ressources humaines adaptées à l’activité,
– des locaux cohérents avec le chiffre d’affaires.

Sans substance réelle, les avantages fiscaux peuvent être remis en cause, tant par Maurice que par les pays partenaires via les conventions fiscales.

4ème erreur : Confondre optimisation fiscale et évasion fiscale

Maurice n’est pas une juridiction “offshore” opaque. Elle applique des standards internationaux stricts (OCDE, lutte contre le blanchiment, transparence fiscale).

Une optimisation fiscale légale repose sur :
– la cohérence entre activité réelle et structure juridique,
– le respect des obligations locales,
– une présence économique justifiable.

Chercher à payer le moins d’impôts possible sans respecter ces principes expose l’entrepreneur à des risques importants : redressements fiscaux, pénalités, voire interdiction de séjour ou de gestion.

5ème erreur : Mal anticiper la question bancaire

L’ouverture d’un compte bancaire professionnel à Maurice est souvent sous-estimée. Pourtant, c’est l’un des points les plus sensibles du processus.

Les banques mauriciennes analysent :
– la nature exacte de l’activité,
– l’origine des fonds,
– la cohérence du business plan,
– le profil personnel du dirigeant.

Un dossier mal préparé peut entraîner des refus, des délais importants ou l’impossibilité pure et simple d’exploiter la société.

6ème erreur : Créer une société avant d’avoir sécurisé le permis de résidence

Dans de nombreux cas, la création d’entreprise est directement liée à l’obtention d’un Occupational Permit. Créer une société sans s’assurer de l’éligibilité au permis est une erreur stratégique.

Nous rencontrons régulièrement des entrepreneurs ayant :
– créé une société sans pouvoir y travailler légalement,
– investi sans obtenir le permis attendu,
– immobilisé des fonds inutilement.

La logique doit toujours être la suivante : analyse → structuration → permis → création, et non l’inverse.

Ces erreurs ne sont pas liées à un manque d’intelligence ou de motivation, mais à un manque d’accompagnement stratégique.

POURQUOI L'ACCOMPAGNEMENT EST VOTRE MEILLEURE ASSURANCE ?

Créer une entreprise à l’île Maurice peut sembler accessible en apparence. Les démarches administratives sont claires, les formulaires disponibles, et certaines étapes peuvent effectivement être réalisées seul.

Mais dans un contexte international, le “Do It Yourself” est rarement neutre. Il expose l’entrepreneur à des risques invisibles au départ, mais potentiellement lourds de conséquences à moyen et long terme.

Le risque bancaire : souvent sous-estimé, parfois irréversible

L’ouverture d’un compte bancaire professionnel est l’un des points les plus sensibles du processus. Contrairement à une idée répandue, un refus bancaire n’est pas anodin.

Lorsqu’un dossier est mal présenté ou incohérent :
– la banque peut refuser l’ouverture sans possibilité de réexamen,
– le refus peut être partagé entre établissements,
– le projet peut être bloqué avant même son démarrage.

Un accompagnement permet d’anticiper les attentes des banques mauriciennes, de structurer un dossier cohérent et de présenter le projet sous un angle conforme aux exigences de conformité internationale.

Le risque fiscal : la double imposition est rarement un accident

Une mauvaise structuration fiscale ne se voit pas immédiatement. Elle peut fonctionner pendant un temps, puis être remise en cause à l’occasion d’un contrôle, d’un changement de situation personnelle ou d’une évolution réglementaire.

Les erreurs les plus courantes entraînent :
– une requalification de la résidence fiscale,
– une remise en cause des conventions fiscales,
– une double imposition entre Maurice et le pays d’origine,
– des pénalités et intérêts de retard.

L’accompagnement permet de construire une structure fiscalement cohérente, défendable et durable, alignée à la fois avec le droit mauricien et les règles internationales.

Le risque lié aux permis et aux délais administratifs

À Maurice, la création d’entreprise est souvent indissociable de l’obtention ou du renouvellement d’un permis (Occupational Permit, Investor, Self-Employed).

Un simple retard, un document mal préparé ou une incohérence entre l’activité déclarée et la réalité peut :
– retarder l’obtention du permis,
– entraîner un refus de renouvellement,
– bloquer l’activité professionnelle sur le territoire.

Un accompagnement structuré permet d’anticiper les échéances, de sécuriser les renouvellements et d’assurer la continuité de votre activité.

Notre rôle dans la création de votre entreprise : bien + qu’un prestataire administratif

Notre mission ne se limite pas à remplir des formulaires ou à créer une société sur le papier. Nous agissons comme un partenaire stratégique de long terme, impliqué dans la réussite et la pérennité de votre projet.

Concrètement, nous intervenons sur :
– l’analyse approfondie de votre situation personnelle et professionnelle,
– le choix de la structure juridique et fiscale la plus adaptée,
– la coordination entre société, visa, banque et fiscalité,
– le respect des obligations de conformité dans la durée.

Une approche orientée sécurité et sérénité

Notre objectif n’est pas de “vendre une société”, mais de sécuriser votre patrimoine professionnel, de protéger votre mobilité internationale et de vous permettre d’entreprendre à Maurice en toute sérénité.

Un accompagnement bien pensé représente un coût initial. Mais il constitue surtout une assurance contre les erreurs coûteuses, les blocages administratifs et les remises en cause futures.

Dans un environnement international de plus en plus contrôlé, l’improvisation est rarement une bonne stratégie.

Créer ou racheter une entreprise à Maurice

FAQ - Questions stratégiques création d'entreprise à Maurice

Peut-on être actionnaire à 100% étranger ?

Oui, l’île Maurice autorise la pleine propriété étrangère dans la majorité des secteurs d’activité.

Quel est le capital minimum pour une Domestic Company ?

Il n’y a pas de capital minimum légal imposé par le Registrar. Toutefois, pour obtenir un permis d’investisseur, le transfert de 50 000 USD est requis par l’EDB.

Peut-on ouvrir un compte bancaire à distance ?

En 2026, la plupart des banques exigent un entretien physique (ou une vérification biométrique très stricte) pour l’ouverture du compte. Notre présence sur place facilite grandement cette introduction.

Combien de temps prend la création complète ?

L’incorporation de la société prend 3 à 5 jours. L’ouverture du compte bancaire et l’obtention du permis de résidence portent le délai total à environ 6 à 8 semaines.

Votre succès à Maurice commence ici !

Ne laissez pas les barrières administratives freiner votre ambition. L’île Maurice vous ouvre ses portes, mais le succès de votre implantation repose sur une stratégie sans faille.

Chaque situation est différente. Avant toute décision, nous vous proposons un audit stratégique gratuit afin d’évaluer la pertinence réelle de Maurice pour votre projet.

Bénéficiez d’une expertise terrain pour transformer votre projet en une structure pérenne et optimisée.

Audit sans engagement – réservé aux projets sérieux et structurés

Lors de cet échange personnalisé, nous analyserons votre situation actuelle, validerons la structure juridique la plus rentable pour vous et tracerons la feuille de route de votre installation à Maurice.